Suspects
Listing des comportements suspects, 2011

Contribution au projet Discontrol Party de Samuel Bianchini. La Discontrol Party est à la fois une fête électro et une expérience live sur les nouvelles technologies d’identification : des caméras infra-rouges et des détecteurs de puces RFID détectent le public, ses identités et ses mouvements. Toutes ces données influencent le mix du DJ set, dans un environnement festif, réactif et interactif. Projet développé dans le cadre de recherches sur le Large Group Interaction à l’EnsadLab/DRii, et lors de Futur en Seine à la Gaîté Lyrique, les soirs des 24 et 25 Juin 2011.


La Discontrol party

Programmation : Tomek Jarolim

SUSPECTS est un Programme de détection et de listing des comportements suspects remarqués durant la soirée Discontrol Party. Sommes-nous tous potentiellement terroriste, comment prouver notre innocence? Que signifie avoir un comportement suspect lors d’un événement festif; avoir un comportement qui sorte des moyennes? L’anaylse informatique permet de dégager des statistiques comportementales, cette dernière est de plus en plus laissée aux « mains » des ingénieurs et des machines ainsi des algorithmes sont développés pour identifier ces comportements potentiellement suspect : aller aux toilettes, s’asseoir dans un coin, danser toute la nuit, ne pas aller aux toilettes, ne pas s’asseoir dans un coin, ne pas danser toute la nuit…

  


Human time, 2009

Proposition pour Ultimatum climatique
Sommet de Copenhague 2009 – COP15
Partenaire : Le Cube

Human Time est un compte à rebours humain qui devait être diffusé avant la conférence concernant le changement climatique de Copenhague. En nocturne, sur une place publique, des danseurs contemporains dessinent des chiffres avec leur corps. Cette performance artistique est filmée par une caméra en vue zénithale. Ces images sont retransmises au public en vidéo-projection en temps réel. La caméra utilisée est une caméra thermique qui détecte la température émis par les corps. Cette technologie, utilisée dans le domaine de la surveillance, est détournée de sa fonction. L’imagerie ainsi obtenue donne une qualité plastique et sensible propre à chacun.

Thermal countdown

HUMAN TIME is a human countdown that was supposed to be performed before the international Conference on Climate Change in Copenhagen about global warming. A night-scene, somewhere in an open square, contemporary dancers shape numeric figures with their bodies. This performance is shot by a zenithal camera to be transmitted live to the public. Using a thermic video camera, body temperatures of the dancers can be detected and made visible via video projection. This technology is a diversion from its general use in surveillance. As a result, the imagery rendering gives a special sensitive quality to each performer’s body.


Klein d’œil,  2009

Anthropométrie habillée, Le Cube, Juillet 2009


Chambres Obscures, 2003

La série de vidéos chambres obscures, superpose l’image d’une fiction du quotidien entre deux personnages à travers les frictions et les tensions qu’ils partagent : Ils qui se rencontrent, cohabitent, partagent leur quotidien et se disputent. Les saynètes sont jouées et montées selon les rythmes de la musique et les saillances gestuelles du corps dans l’image. L’image est re-projetée dans une perspective supplémentaire (mapping) sur une matière ou un volume en mouvement selon le propos, afin de lui donner une seconde lecture. Cette superposition de l’image opérée sur les objets et les matières déforme l’image de la narration et la recontextualise. Dans Ouverture les allers et venues des personnages sont projetés sur la porte d’entrée de l’appartement qui s’ouvre et se ferme au rythme du passage des personnages. Dans Sommeil, une scène de co-dormage dans un lit est projetée sur un drap étendu et en mouvement : les corps se rencontrent, se gênent puis se bousculent, participant à perturber leur nuit. Dans Rupture, une dispute éclate dans le couple, elle est ponctuée de vaisselle cassée et de fragments alimentaires jetés sur l’image des protagonistes. Ces scènes de vie quotidienne sont découpées par une rythmique saccadée où le mouvement est mappé selon les saillances musicales. La caméra capture et observe ce couple avec voyeurisme tandis que le couple au bord de la rupture expose ses relations conflictuelles. L’harmonie musicale édulcore les drames qui se jouent entre les protagonistes qui dansent au rythme de leurs tensions.

Chambres obscures, Ouverture, vidéo 1minute, 2003
Musique : jonnyboy

Chambres obscures, Sommeil, vidéo 1minute, 2003
Musique : jonnyboy

Chambres obscures, Rupture, vidéo 1minute, 2003
Musique : jonnyboy


Autoportrait, 2006
Autoportrait emprunte sa forme au langage de l’image «plate», elle fait référence aux cartoons américains tel que les Tex Avery (Bugs-Bunny, Hair Raising Hare – 1946) où les personnages peuvent traverser les murs et laissent la trace de leur passage, découpé proprement selon le contour de leur corps, comme si leur corps était aussi plat qu’une image. La découpe en 2 dimensions du corps en tant que surface plane suggère la possibilité plastique qu’offrent ces imageries auxquelles nous sommes désormais habitués. Le corps suggéré par le «trou» est passé d’un espace à l’autre, en passant à travers les murs sans prendre en compte les dimensions physiques de la matière. Ici, mon corps a servi de modèle pour ce trou exécuté in situ dans une position dynamique indiquant un mouvement de projection vers l’avant.

Autoportrait, sculpture 2006


The border between us, 2006

The border between us est née d’une rencontre avec un artiste estonien, Januus Sama. Cette séquence vidéo questionne nos frontières communes, les espaces partagés par nos corps, les lieux de rencontre, de superposition, de proximité où nos corps cohabitent dans les mêmes temps et les mêmes espaces, se mesurent l’un à l’autre et se côtoient pour former une entité complexe faite de ces différences et de ces volumes communs. La rencontre est limitée par la frontière corporelle. la théorie algébrique des ensembles propose des inclusions, des intersections, des réunions, des différences et des complémentarités, cette théorie est ici illustrée par des projections en 2D de nos deux corps ensembles. Les corps sont délimités dans leur dimension virtuelle, laissant apparaître le potentiel ubiquitaire que proposent les technologies numériques, tous connectés les uns aux autres, tous collés, superposés, contenus dans les mêmes pseudo-espace-temps.

The border between us, animation vidéo 2 minutes, 2006


Rendu, 2007
La vidéo Rendu traite de la surconsommation des images : j’engloutis littéralement la caméra puis les images sont régurgitées lors du montage vidéo où elles sont traitées en lecture inversée. Au fur et à mesure, la quantité d’images diminue pour n’en laisser qu’une «bouchée». Selon l’expression «se nourrir d’images», la bouche s’ouvre pour laisser entrer la caméra, telles que les œuvres Corps étranger de Mona Hatoum en 1994 et la performance de Stelarc, stomach sculpture en 1993, équipé d’une caméra endoscopique qui pénètre dans la bouche avant d’être immédiatement régurgitée.

Rendu, vidéo 1,30 minute, 2007


Monochrome, 2007
Dans Monochrome, le spectateur entretient avec le tube cathodique un rapport à sens unique, formant un seul bloc passif où la lumière bleutée du médium éclaire le visage du regardeur. La dépendance à la télévision réduit en effet le champ visuel et transforme le spectateur en un zappeur frénétique. Auto-lobotomie par les ondes, ses yeux fixent l’objet qui le fixe, un cercle vicieux s’installe. Le regard du regardeur devient anonyme, son identité est masquée par ce flux continu, la zone entre l’œil et l’écran contient une granulosité analogique qui révèle les rayonnements diffusés par le tube et provoque chez le spectateur des ondes alpha au niveau cérébral. L’état passif provoqué par une grande ingestion d’images uniformise le paysage culturel et visuel. Le zapping entre les différents canaux ne provoque qu’une légère variation de rythme, un changement de fréquence un décalage d’onde électromagnétique filtrée par l’appareil télévisuel puis capté par nos organes perceptifs. La distance regardeur-diffuseur devient de plus en plus courte, tel un flux qui se tend entre l’émission de la lumière et le cerveau, une toile panoptique monochromatique entre le média et le spectateur.

Monochrome, vidéo 2007


Nature Bugg, 2007

Nature Bugg, animation vidéo, 2007
Exposé dans l’exposition Polyvision Métamorphies, Galerie Dialogos, Cachan