5 AZIMUTH
Cadran nocturne artificiel
Mariejulie Bourgeois 2011

Cette installation ainsi que le timelaps ont été réalisés en collaboration avec les étudiantes indiennes du NID (National Institut of Design), Tanvi Sonavani et Prerna Sunderaman au sein du Workshop LIGHT : Paris-Ahmedabad, organisé par Nathalie JUNOD-PONSARD. Exposition le 4 Mars 2011 au Solarium.

Techniques mixtes : Par Cans sur pieds, gélatines, tables, console de mixage, rubans adhésifs.

5 Azimuth est un cadran solaire nocturne. À partir du coucher du soleil, l’ombre du cube est dessinée par des projecteurs dans la continuité de la course du Soleil. 5 Par Cans sont disposés en courbe à l’endroit où se trouverait le « soleil artificiel » et s’allument en fondu à partir de 18h10 puis 19h, 20h11, 21h30 et jusqu’à 22h02. La sculpture représente les arrêtes d’un cube et permet de distinguer son ombre projeté au sol. Dès le début de la journée, les ombres ont été tracées toutes les heures alternativement avec des rubans adhésifs colorés. Ce rythme se prolonge de nuit avec les filtres de couleurs sur les projecteurs qui colorent artificiellement les ombres. Cette installation in situ évoque un « temps naturel » par opposion à un « temps artificiel » apparu avec la fée électricité et qui jonche nos rues régulièrement à travers nos lampadaires modernes. Ce décalage spatiotemporel renforce la distance de l’homme à son environnement mais permet un continuum technologique poétique.

Mixed medias : 5 Par Cans on tripod, filters, 2 tables, mixing table, tapes.

5 Azimuth is a night sundial. From the sunset, the shadow of the cube is drawn by projectors in the continuity of the Sun path. 5 Par Cans are arranged in a curve at the location of the « artificial sun » and fade from 6:10 p.m. to 19:00 p.m., and 8:11 p.m., 9:30 p.m. until 10:02 p.m. The sculpture represents the edges of a cube and can distinguish its shadow projected on the ground. All day long, the shadows were drawn every hour alternately with colored tape. This pace continues at night with the color filters on the projectors to color unnaturals shadows. This in situ installation evokes a « natural time » as opposed to an « artificial time » appeared with the magic of electricity and that litter our streets regularly through our modern streetlights. This discrepancy reinforces the spatiotemporal distance between man and his environment, but allows a continuum of technological poetics.

Crédit photos : MJB
Crédit vidéo : MJB, Tanvi Sonavani, Prerna Sunderaman